Le bouquet - épilogue

Publié le par Ah, Frederic est fou

J'exhume une vieillerie, la nouvelle Le bouquet, publié il y a deux semaines ici, pour lui ajouter ce petit épilogue, qui lui donne un parfum un peu différent.

Qu'en pensez-vous ?

 

Une quinzaine de jour avait passé. Elle ne l’avait pas rappelé, et il lui en voulait. Il aurait aimé au moins une scène, des insultes. Il les avait bien mérités, la planquer comme çà, lâchement, un message sur son répondeur, laissé en pleine journée, il savait bien qu’elle ne serait pas là. Peut-être qu’elle s’en foutait. Peut-être que cela avait été une délivrance pour elle. Cette indifférence lui semblait le pire des camouflets. Il n’avait été qu’une passade, un simple amant, un bon coup. Ego blessé, atteinte de sa virilité. Même pas un appel. Et peu à peu, cela vira à l’obsession. Quand le téléphone sonnait, il s’attendait à entendre sa voix. Ses larmes, ses reproches. Mais ce n’était jamais elle. Parfois, il espérait qu’elle était si déprimée qu’elle n’avait même pas la force de l’affronter au téléphone, çà doit être terrible pour elle, elle m’avait dit qu’elle m’aimait ; parfois, il se disait qu’elle n’en avait rien à faire, qu’elle n’attendait que çà, elle s’est bien foutue de ma gueule. Elle ne m’appelle pas, elle ne m’appelle pas. Elle ne va jamais m’appeler, elle n’appellera plus. Je n’aurais ni scène, ni larmes. Il y a un truc qui ne tourne pas rond. Ce n’est pas normal. Si çà se trouve, elle a fait une connerie. Oui, c’est çà, elle a du faire une connerie. Merde, çà m’apprendra à jouer au con. Il faut que j’aille chez elle, elle est capable d’avoir vidé une boîte de somnifère. Oui ; elle en est bien capable.

Il s’est habillé en catastrophe, d’un trait, il a filé chez elle. Les rues sont sombres, il fait froid, il a relevé le col de son imper. Dans sa rue, son immeuble n’a pas bougé, la façade blanche, les petites fenêtres régulièrement disposées, les balustrades de fer forgée, quelques guirlandes. Tout est calme, à l’intérieur, l’escalier sent bon l’encaustique, elle a mis une couronne de Noël à la porte, il hésite à sonner. Dring. Du bruit à l’intérieur, elle est chez elle. Elle ouvre, en laissant l’entrebâilleur. « Ah, c’est toi ». Elle a l’air gênée. Il ne sait pas quoi lui dire, con, comme çà, devant sa porte, elle ne défait pas l’entrebâilleur. Et puis, d’un coup, son regard est attiré par une grosse tâche de couleurs, à l’intérieur, juste derrière elle. Plus rien à dire. Il a compris. Sur sa table de salon, trône un superbe bouquet.

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S
C'est dur mais c'est beau......la vie
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A
Merci pour ton passage sur mon site Stef !
H
ca, c'est de l'info ! J'imaginais qu'on pouvait coller son avatar d'office, même si ça n'a pas grand intérêt... Sauf que ça permet de détacher, je trouve ça sympa ici, les réponses du lot de ces innombrables commentaires. lol
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A
<br /> C'est exactement çà, certains fils de commentaires ne sont pas très lisibles, sinon.
H
RAV (rien à voir)... Comment tu mets un avatar sur tes commentaires za toi, je me demande ?
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A
<br /> C'est grand secret informatique, qu'en ma légendaire bonté, je consens à partager avec toi. Cela s'appelle le "copier/collé" ou Ctrl C - Ctrl V.Attention, à priori, tu ne peux placer qu'une photo déjà chargée dans la photothèque de ton site. J'ai découvert ce truc hier sur un autre blog (lequel???)
H
Il cauchemardait sur des somnifères imaginaires, il s'est pris des fleurs en pleine poire ! <br /> (un bouquet de poires... mais pourquoi des poires ?)
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A
On en a toute rêvé d'arriver à faire mariner un mec comme ça ! Moi, quand on me plantais je faisais tout pour dissimuler ma peine, pour faire mal à l'autre, en espérant que ça le touche. Mais on ne sait jamais si ça marche. Tu me donne une trop belle satisfaction !<br /> <br /> Ambre
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A
<br /> Merci de ce commentaire, qui va m'inciter à poursuivre l'écriture de mes petites historiettes d'amour !  Amusant de noter que cet épilogue ne soulève qu'un enthouisasme féminin...<br />